UNE EXPÉRIENCE DE BÉNÉVOLAT À SINGARAJA-LOVINA


24 DÉCEMBRE 2019 : JOYEUX NOËL À TOUS

Le présent message va prendre l'allure d'un journal de bord parce que, contrairement à nos habitudes, la période couvre presque deux semaines et que nous avons passé cette période sans connexion Wi-Fi. 

13 décembre
Aujourd’hui, première journée complète avec Mangku de True Scuba à Singaraja. Sommes allés à Puri Jati, un site de plongée réputé pour la ‘muck dive’. Une heure cinquante minutes... ce fut réellement relaxe! Notre plus longue plongée à vie à une profondeur variant entre 25 et 33 pieds. De belles découvertes. Les images qui suivent présentent quelques unes de ces trouvailles.
Voici notre hébergement. Nous dormions en haut dans ce qu'il est convenu d'appeler le nid d'oiseaux.

Juste à côté de notre nid d'oiseaux, des champs de riz.

Costaciella sp (moutons au regard tellement sympathique) : ±2mm.

Encore un plus petit.

Une espèce de crevette squelettique ; j'attends de connaître son vrai nom. Trouvez son oeil et vous comprendrez l'animal.

Probablement ma plus belle photo de Bernard-l'hermite. Il a décoré sa maison d'emprunt avec des anémones vivantes.

Et voici Jabba Le Hutt de la Guerre des étoiles... sérieusement, je ne connais pas le nom de ce crabe.

Encore une crevette bizarre ; quand vous aurez trouvé son oeil, vous aurez une idée de son fonctionnement.
Encore qu'il restera des parties dont l'usage restera à découvrir...

Crevette impériale! Environ 1 cm. Son mode d'emploi est plus conventionnel.

Je ne pouvais pas m'empêcher d'ajouter un nudibranche...


14 décembre
Première journée de bénévolat. Après une plongée à Singaraja de 102 minutes... encore un marathon, Nous avons tenu une réunion avec un ingénieur maritime, un prof d’écologie marine de l’Université de Singaraja et Mangku. La planification du projet de récif artificiel a été discutée sans qu'il y ait encore de plan précis puisque des autorisations sont encore à obtenir. Nous en avons profité pour questionner le prof sur l’état des coraux et les succès des récifs artificiels. Faut y croire et être tenace pour arriver à des résultats significatifs. Mais ça marche! Nous avons numéroté les 56 pièces qui composent le récif à installer.






Crevette popcorn ; elle se tient toujours dans une anémone.

Crevette transparente. Essayez de savoir ce qu'elle a mangé...

 
15 au 18
Le récif artificiel est complètement construit et décoré. Pas mal de travail... on a eu l’aide d’un groupe d’étudiants en aquaculture et océanographie de l’université de Singaraja qui ont écrasé et effiloché des écales de noix de coco qui serviront d’abris aux alevins et de support pour les oeufs de calmars.

Le 16, nous avons pris une journée de congé pour aller faire un tour au centre-ville et au bord de la mer. Nous avons eu la chance de croiser un cortège funéraire très original pour nous.

Cérémonie funéraire : le défunt est porté par la communauté (famille et amis) alors que les deux personnes qui l'accompagnent sur le dais sont de la famille immédiate (frère ou fils aîné et cadet ou descendant immédiat selon le cas).
Il sera incinéré. Une telle cérémonie est très onéreuse... c'est bien partout pareil!
Les femmes aussi sont de la cérémonie. Elles sont superbement vêtues et portent les offrandes.







Monument de bord de mer à Singaraja
Des restaurants ; pas mal comme site!
Les parades des cérémonies funéraires sont précédées de ce personnage étrange
dont nous ne connaissons pas la signification.
Nous avons également fait deux plongées (98 et 88 minutes) pour explorer des sites potentiels de plongée et trouver l’endroit où sera installé notre récif le 25 décembre.

20 décembre

Avec les lumières, à la noirceur, il a un certain charme notre sapin...
On a commencé la journée dans l’incertitude, Mangku n’ayant pas encore d’autorisation. On est donc allés faire du tourisme en ville: visite d’un musée d’archéologie avec des photos de vestiges archéologiques et courte visite d’une école Montessori. Dîner en ville, parcours suffoquant et retour à la maison où la décision de démonter et de déménager la structure est tombée vers 15h. Branle-bas de combat! Le site de l’installation temporaire était à 45 minutes de route: un centre artistique du genre Marcel Gagnon à Ste-Flavie. Vers 19h, nous étions de retour et notre dernière session de bénévolat était complétée.





Nous avons également pu observer comment le riz était récolté. Une quantité impressionnante de travailleurs (plus d'une vingtaine) s'affairent à entasser les gerbes, à les insérer dans la batteuse, à récupérer ce que la batteuse a laissé passer, à faire la mise en sac et à transporter ces sacs jusqu'au camion qui les acheminera vers leur point de traitement final qui consiste, comme pour le blé ou l'avoine, enlever l'enveloppe et faire sécher les grains de riz au soleil sur des grandes toiles noires. À l'oeil, un lopin de riz doit avoir entre 10 et 15 m de largeur sur ± 30 à 40 m de longueur. Le rendement pour une si petite surface est franchement impressionnant.

La batteuse... parce que la moissonneuse est manuelle, fait un bruit d'enfer et crache tout ce qu'elle
peut de brindilles et de poussières au visage de l'ensacheuse (aussi manuelle...)
Ce sont aussi les femmes qui transportent les sacs de riz de 50 kg sur leur tête.
Nous sommes maintenant à Amed, dans un bungalow su'l'bord de l'eau. Après deux plongées avec Mangku et un couple de hollandais, nous avons recommencé à faire des plongées sans guide puisque nous connaissons déjà le secteur et qu'il nous en coûte 5-6$ par plongée au lieu de 40$. Pour le moment, on ne peut pas dire que Amed nous a montré bien des choses exceptionnelles... Notre départ vers la Malaisie se fera le 31 décembre ; nous irons alors à Miri, sur l'île de Bornéo. Ce sera tout près du Bruneï.

Nous en profitons pour souhaiter à tous les plus merveilleuses fêtes de Noël et du jour de l'An.

À bientôt


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